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lundi 6 octobre 2014

On a rencontré les rois de la pagaie . . . .

          Samedi 04 octobre, branle bas de combat, tout le monde s'active de bon matin (enfin il faut nuancer pour certain le réveil s'effectue à 09h00) j’emmène l'Homme faire sa promenade du matin et j'en profite pour faire un petit pipi.
    On remplit la glacière de plein de bonnes choses, on charge tout dans la voiture, la princesse et les enfants aussi et on prend la direction de Kourou pour aller voir les maîtres de la pagaie qui vont s'affronter sur le lac du bois chaudat à Kourou.
  66 Km, une heure de route pour aller voir un événement qui a pris de l'importance ces dernières années. 12 équipes s'affrontent à bord de pirogues traditionnelles sur le plan d'eau derrière la médiathèque, dans des épreuves aussi bien de vitesse que d'adresse. C'est festif, décoré et vivant, les équipes se déguisent pour faire le spectacle, on va se régaler ...


           Il y a un village artisanal mais il est minuscule et comme souvent en Guyane même si les événements sont importants ou prennent de l'importance, il faut relativiser ce n'est pas Paris, Cannes, ... ce n'est pas la métropole tout simplement.

     On retrouve donc une ambiance festive et bon enfant où les gens sont venus en famille encourager des potes et passer un agréable moment de détente en lien direct avec les racines de ce département (P... au fur à mesure que j'écris des articles, je dis de plus en plus de choses intelligentes, il faudrait que je fasse attention surtout avec mon environnement familial qui n'encourage pas à ce genre de libertinage intellectuel  ;-)  )

     Dès notre arrivée on va dans la zone sécurisée où sont placées toutes les pirogues, c'est du loisir mais ça ne rigole pas, la pirogue c'est sacré !!!
On découvre alors certains spécimen et on en prend plein les yeux.


     Il s'agit de véritables chefs d’œuvre, jalousement gardés par le staff qui est chargé de l’événement. Bas les pattes, on touche avec les yeux !!








           Les couleurs sont "flashi" mais en même temps le but est d'être vu et de s'éclater alors autant aller jusqu'au bout de son trip ...





    

      Elles, je les aime bien c'est que des filles comme moi et elles ont de l'allure vous pouvez me croire. Un seul reproche, elles sont allés chercher un lointain cousin du renard comme mascotte alors qu'elle aurait pu me prendre moi avec mes oreilles toutes douces et mes grands yeux, ...
       
















                 Mais bon assez de blabla, place aux images, je les mets comme ça les unes derrière les autres sans trop de commentaires, c'est juste pour la beauté du sport et de l'effort physique, parce que vous pouvez me croire, même à 12 dans la pirogue, il faut tirer sur la pagaie pour qu'elle avance.
Le seul qui se roule les pouces c'est celui qui est tout devant, il engueule les autres tout le temps et leur dit ce qu'il faut faire, par contre, il ne rame pas, cool non ...
Performance de barreur ... c'est lui qui mène la danse pour le meilleur . . .

Juste avant le départ, les équipes se présent au public avant de rejoindre la ligne de départ


C'est mes préférés et les champions en titre, là sur un 360 ° de l'épreuve d'agilité


Un petit clin d’œil aux copains, la légion était dignement représentée et bien loin d'être ridicule, des MACHINES .....


Et quelquefois pour le pire ....  erreur du barreur et la pirogue des derniers de la 2° poule éperonne la pirogue des 1°
Le drame dans l'eau et dans la tribune ...

 Évidemment ça va bien moins glisser maintenant, peut être un créneau pour remplacer le Nautilus !!

Par THOR, il faut motiver ses troupes car en face il y a du lourd et du rapide

Et enfin pour la beauté du sport, la manœuvre sur un 360°
 Bon ben voilà, je vais pas vous faire défiler toutes mes photos, et si ça vous a plu,venez le voir par vous même, c'est en saison sèche donc le moment parfait pour découvrir la Guyane. 

lundi 29 septembre 2014

Un gros merci à vous tous ....

          Un tout petit article et quelques photographies pour vous remercier 2 000 fois pour vos visites sur le blog du gang des paresseux.



     Voilà bientôt 6 mois que nous sommes partis vers des horizons lointains et juste un peu plus que nous avons mis ce blog en activité. Plus de deux mille fois, vous êtes venus prendre de nos nouvelles, vous intéresser à notre nouvelle vie et vous inquiéter de notre devenir, ...


     Réaliser ce blog est une activité de tous les jours au regard du travail de prises de photos, de recherches des idées, ... et vos visites au quotidien nous prouvent que nous ne faisons pas cela en vain, alors encore merci à vous.

Profitez bien 




           Et à très bientôt pour le récit de nos nouvelles escapades avec une petite information en "prime time", nous devrions normalement filer ce week end sur Kourou pour voir la 12° édition des "rois de la pagaie", de belles photos en perspective . . . .

vendredi 26 septembre 2014

Le zoo c'est pas beau ....

       Çà c'est ce que vous entendez constamment lorsque les gens reviennent de la majorité des zoos, disant que les animaux sont maltraités, ont peu d'espace, ... (c'est souvent vrai !) mais bon comme on nous avait dit beaucoup de bien du "zoo de Guyane" qui se trouve sur la commune de Tonate un peu à l'ouest de Cayenne, on a décidé d'y aller en famille.

        Je reviens rapidement sur le mot "famille" car comme vous pouvez le constater ce n'est pas Elisa qui fait cet article aujourd'hui, mademoiselle ne pouvant pas nous accompagner au zoo a très mal pris la chose et elle est partie se promener avec mon appareil photo. Nous (surtout vous) avons heureusement été sauvés par Iouna qui sur un éclair de génie avait amené le sien.
On a donc fait du mieux que l'on pouvait avec les moyen de bord mais cela vaut le coup de jeter un coup d’œil ne serait-ce que pour le plaisir de découvrir la faune guyanaise.


     Avant de nous lancer dans une débauche de photos (certaines faisant quelquefois apparaitre un peu de grillage, mais bon c'est un zoo pas un parc national Kruger) je voudrai juste vous faire un petit topo.

     Ce parc est plus proche de celui que nous avons tous connu lors de notre enfance à savoir le parc zoologique de Fréjus. Il s'étend sur une grande surface et certains animaux disposent de territoires étendus, ce qui fait qu'on ne les voit pas ou de loin (un peu comme à "Alpha" dans le Boréon)

Le zoo dispose aussi d'un centre de soins, "SOS Faune sauvage" qui a pour vocation la protection et la sauvegarde de la faune sauvage. Il recueille des espèces en détresse, malades, blessées, perdues ou qui interfèrent brutalement dans notre quotidien (je vous en ai déjà parlé, vous savez le crocodile du coin de la rue ou bien l'anaconda géant qui s'invite dans votre lit car vous avez oublié de fermer les grilles de la terrasse !!). Il s’occupe du sauvetage de la faune en danger.

 De même le zoo gère la biodiversité guyanaise et la flore au travers d'un parcours au sein de la forêt. Il reçoit régulièrement de nouveaux pensionnaires comme dernièrement un jaguar noir femelle que nous n'avons pas vu mais qui est encore un bébé.
Mais bon trêve de blabla et si on regardez un peu les photos, certes tout n'y est pas et le cas échéant je suis allé en piquer sur le site du zoo, j'ai un peu triché mais c'est pour le plaisir de yeux et si vous venez ...

..... Vous n'échapperez pas à cette fabuleuse aventure.



     Bon et bien le 1° qu'on croise quand on rentre dans le zoo, c'est le Capybara, je lui trouve une bouille trop sympa à celui-là.
Son nom « capybara » vient de « capivara », mot qui signifie « Seigneur des herbes » dans la langue des indiens guarani. Un capybara adulte mesure entre 105 et 135 centimètres de long et pèse de 35 à 65 kilogrammes. C'est le plus gros rongeur du monde.






    Bon celui-là vous le connaissez bien, on en voit à tous les coins de rue et en plus on en mange en Guyane française, pour preuve, je vous mets l'affiche qui circule actuellement chez nous et je peux vous dire que ça ne plaisante pas, la maréchaussée veille au grain délaissant du coup les trafics internationaux de salades et les bande organisée de limaces !!!!!
Allez je rigole, ....
Tout le monde peut se tromper de concours (dixit Caplan)






  En voilà un tout en couleur, il s'agit du loriquet à tête bleu, oiseau diurne, qui vit en grand groupe, il est extrêmement bruyant vous pouvez me croire.
Une particularité, iI ne choisira qu'un seul partenaire pour toute sa vie.






       Celui-là il nous a carrément fait halluciner sur la façon de se comporter et de nous regarder, on se demandait vraiment qui était en captivité de lui ou de nous !!
Il est le membre le plus connu et le plus répandu de la famille des toucans. Il vit en Amérique du Sud dans la forêt tropicale humide, notamment en Guyane dont il est un des symboles, et au Brésil.
Ce qui frappe le plus est son immense bec jaune avec une tache noire qui peut mesurer quelques 20 cm pour la longueur.



       Et ça c'est un pécari à lèvres blanches nommé ainsi car il a une tache b... (bon vous êtes pas des demeurés vous avez compris !!) Pour ceux que le défilé de photos commencent à gaver ben c'est un cochon sauvage quoi !!

  Si ça vous saoule, vous pouvez faire une pause et allez boire une bière, l'article sera là lorsque vous reviendrez ne vous inquiétez pas ;-)





                    Un magnifique couguar que nous avons vu se prélasser nonchalamment à l'ombre, il faut dire que ce genre de bête est plus actif à la tombée de la nuit ou lorsque la température (qui avoisine actuellement les 35°) baisse un peu.




Lui, il nous a bien fait rire voire limite nous flanquer la frousse tellement ses mimiques sont plus humaines que simiesques.
Il s'agit de l'atele à face rouge ou bien encore singe araignée en raison de l'usage qu'il fait de sa queue, s'en servant comme une 5° main !!
Ici son nom commun est le kwata.



       Ça c'est un Maïpouri, non non pas un "mari pourri" ni une "Marie pourrie" !!!
Le pauvre doit supporter bien des moqueries de part son nom, plus communément il est connu sous le nom de tapir du Brésil. Il n'est pas encore protégé, cependant la pression der la chasse sur l'espèce se fait sentir.
J'ai eu la chance (ou la malchance peut être !!) d'en voir un sur un retour de chasse alors que nous venions juste d'arriver et c'est un sacré bestiau, il y a de quoi manger.
Cela avait même fait peur à Elisa, bon en même temps, tout lui fait un peu peur à ce chien DE CHASSE ....





     Ça c'est un des enfants (à non, je me suis trompé, celui là de singe est dans la cage pas en dehors !!)
C'est un capucin brun, très impressionnant aussi dans son comportement vis à vis de l'humain.









            Des animaux, il y en avait plein d'autres encore, des oiseaux, des serpents, des félins, des singes, des perroquets, des crocodiles mais bon le mieux c'est de venir le voir ce fameux zoo, après on vous amènera piquer une tête à la crique patate et vous dorer la pilule sur le sable blanc de ses berges.
Vous voyez on n'est pas chien on veut bien partager tout ça avec vous, il ne vous reste plus qu'à venir.




               Pour finir, une petite photo qui prouve bien qu'on peut vivre ensemble même lorsqu'on est différent, et en ce vendredi 27/09, je pense malheureusement, que cette pensée que j'adresse à ceux qui ont connu Hervé GOURDEL, ne s'applique encore qu'aux animaux et non aux hommes .....

samedi 6 septembre 2014

On vous l'avait bien dit . . .

La suite de nos péripéties estivales.                   

         Bon ben voilà après quelques jours au bord du Maroni, comme prévu on passe de l'autre côté pour aller découvrir le Suriname.  Certains nous ont dit: "c'est dangereux d'y aller avec votre voiture, ils ne savent pas conduire, en plus ils roulent du mauvais côté de la route, il faut une assurance spéciale car l'assurance française n'est pas valable, il faut un visa ou pas ...."
... J'en passe et des meilleures.

           Bon c'est vrai que sur certains trucs ils avaient pas tort mais en même temps comme tout le monde exagère et particulièrement "les métros", on a l'impression de devenir un aventurier dès qu'on sort dans la rue pour aller chercher une baguette de pain !!!
Ben oui, vous savez à cause des crocos et de l'anaconda géant, particulièrement celui qui ne peut pas rentrer dans la maison à cause des barreaux ;-)))

     Nous posons donc notre TOY sur la barge qui permet de traverser le Maroni, si on avait décidé de passer en routards, on aurait pris la pirogue c'est plus rapide et pas cher mais après c'est moins cool niveau déplacement et puis c'est super FUN de voir le mec d'en face faire de grands appels de phares désespérés parce qu'on roule à droite parce qu'on a légèrement relâché son attention ....


      
 

 Une fois dans le bac, une chose nous saute aux yeux:  on ne fait pas trop couleur locale mais bon ça a l'air de gêner personne, ici on ne se prend la tête et on profite de l'instant présent et de la fraicheur de la brise qui glisse sur le Maroni.


       

          Tiens au passage on voit que certains ont eu moins de chance que nous ;-)) en même temps ça arrive de temps en temps, mais c'est pas une raison pour que ça fasse la UNE de "FRANCE-GUYANE" (le Nice Matin local SVP, mais en pire, j'opterai pour un croisement avec "DETECTIVE" ou "MINUTE")

    
Une fois cette terrible épreuve digne de "Koh Lanta" réussie, on prend la direction de Paramaribo, la capitale du Suriname (ça c'est pour les incultes !!) qui se trouve à 150 Km.


Les boules !! ils ont refait la piste et l'ont goudronnée (ça s'appelle une route quoi !!) finie la rigolade, version baroudeurs, on respecte les limitations de vitesse et en avant ...

         2h30 plus tard nous voilà à notre hôtel qui chose rare ici n'est pas un casino de jeux parce que ici c'est un peu "Las Vegas" version Amérique du sud. On est d'ailleurs agréablement surpris de la qualité des prestations pour le prix demandé (35 euros/nuit), en même temps l'établissement nous avait été conseillé, je vous laisse apprécier en photos:



         
            On découvre la présence d'une piscine, pas immense mais bien agréable aux vues des températures estivales à Paramaribo (35°) mais aussi une chambre magnifique qui donne sur un salon et une cuisine commune au cas où on souhaiterait se faire à manger ou bien se préparer notre petit déjeuner et tout ça dans un calme fabuleux et dans le respect des uns et des autres.

     Nous allons passer 4 jours à Paramaribo, visitant le centre ville, nous promenant tranquillement allant au contact des gens. Particularités du Suriname c'est que bien qu'il ait été brièvement colonisé par les anglais vous l'avez compris certaines choses sont bien ancrées comme la conduite à gauche ! Mais les hollandais ont aussi occupées terres et eux ont laissé leur langue, l'habitude des solides petites déjeuners et l'architecture.

      Ce pays est fort peu peuplé 520 000 habitants soit une densité de population de 3.18 habts/km², tout en sachant que la moitié de la population habite dans la capitale, ce qui fait que sorti des agglomérations (en gros au nombre de 3) vous ne voyez pas grand monde et nous en ferons l'expérience.

Concernant les touristes ?!
Des guyanais ou assimilés (nous) quelques guyaniens (habitants du Guyana voisin) et des hollandais qui viennent se faire rôtir au soleil des tropiques avec un pouvoir d'achat assez avantageux, on va pas critiquer c'est un peu pareil pour nous (le pouvoir d'achat, pas le rôtissage, on a ce qu'il faut à la maison)
En même temps, on va pas s'énerver, le pays reçoit maximum 50 000 touristes par an.

   On peut pas dire qu'il y ait beaucoup de choses à voir au Suriname, c'est plutôt une destination où on vient se reposer et profiter de la vie. Le paysage est identique à celui de la Guyane et du Guyana, beaucoup de forêts et une faune sauvage quasi identique aux deux autres pays. Mais vous savez qu'on est des curieux, on a donc décidé de s'enfoncer dans le sud du pays pour aller jusqu'au parc Brownsberg près du lac Brokopondo. Il s'agit d'une "rain forest" (en gros il y pleut tous les jours, on a testé pour vous !)
  Je vous l'avais dit qu'ils parlaient une langue bizarre dans ce pays !!

C'était sympa mais très très rustique au niveau du logement après "l'Oasis Hôtel", ça fait un choc, Sandra pourra vous en parler. Mais on a fait contre mauvaise fortune bon cœur et on a profité de la forêt primaire et de ses habitants.



Un agouti, un peu sauvage mais pas trop effrayé



Un joli papillon qu'il a fallu pourchasser avant qu'il ne tienne se tenir tranquille quelques secondes ..



Et un co-locataire de notre magnifique demeure qui a sagement attendu que Sandra le photographie sous tous les angles.

          Le lac Brokonpo, lac artificiel créé suite à l'édification d'un barrage qui a permis un apport énergétique conséquent au Suriname.
Et ça c'est nous dans notre super lodge, rustique mais grand, très grand ....



On a bien rigolé, surtout moi quand j'ai vu la tête de ma chérie lorsque le 2° jour, suite à un orage on a constaté qu'on n'avait plus d'électricité, ce qui explique la présence des photophores sur la table.

     Pour finir, quelques photos de la cathédrale Saint Peter et Paul qui est la plus grande cathédrale en bois d'Amérique du sud, il nous reste encore plein de belles choses à découvrir au Suriname et donc on y retourne avec les enfants pour les fêtes de fin d'année.
Ne vous inquiétez pas, on ne manquera pas d'y faire un saut avec vous lorsque vous serez là, le bonheur ça se partage ....

dimanche 31 août 2014

Notre aventure sur les traces des bagnards ==> à la découverte du Maroni

              Bon ben voilà c'est fait, les Petits sont partis avec leur grand mère, la chienne est en colo vers Roura, le TOYOTA est fin prêt (révisé en métropole, chargé avec le strict minimum puisqu'on est que tous les deux) alors en avant pour l'aventure, c'est la Princesse qui conduit, moi je garde mes forces pour la partie Suriname où on conduit à gauche !!!

 
            Quand je vois ce qu'on a dans le coffre, je sais qu'on voyage "light" cette année, je me paie même le luxe de faire rentrer la quasi totalité de mes effets personnels dans la valise cabine (et oui c'est la Guyane pas le pole sud, les ours polaires sont en vacances et la cordillères des Andes c'est vachement loin ...)

     D'ailleurs en parlant de ça j'en profite pour vous mettre une carte du secteur,. Saint Laurent du Maroni est au bord du ... (je vous laisse trouver, vous avez le même dans le sud !!) le dit fleuve est la frontière entre la Guyane Française et le Suriname. Politiquement les relations sont bonnes, ce qui veut dire que la frontière est une passoire !!!


         Dans ce secteur on trouve aussi St. Jean du Maroni où est installé le Régiment du Service Militaire Adapté de Guyane qui se trouve dans l'enceinte du 9° RIMa et comme nous entretenons de très bonnes relations avec nos collègues militaires, nous en profiterons pour loger dans l'hôtel du régiment réservé aux officiers (oui, oui je sais, ...)



       Comme vous le voyez sur la carte, il n'y a pas beaucoup de routes !! mais ça c'est une autre histoire.




         En fait tout ça pour vous dire que quand on est dans ce secteur on commence un peu (beaucoup) à être au bout du monde. La preuve en images puisque la première image qu nous aurons en arrivant à Saint Jean, c'est les femmes faisant la vaisselle dans le Maroni, fleuve largement réputé pour ses eaux limpides et cristallines ;-)























           La vie sur le Maroni s'écoule tout doucement tandis que le soleil se couche ...










           Après une bonne nuit de sommeil, nous avions décidé d'aller visiter le camp de la relégation à St. Jean du Maroni, cependant en l'absence de personnel pour procéder aux visites, il est fermé jusqu'à une date indéterminée. Tant pis nous remontons donc vers St Laurent du Maroni pour aller visiter le camp de la transportation.
Le tribunal du camp
Voici quelques photos de cette structure immense qui a un temps laissé à l'abandon, avant que la Guyane prenne conscience du patrimoine que cela représentait et n'entreprenne des travaux de remise en état.



L'entrée du camp

           Pour vous faire une idée, le camp de la transportation à St Laurent du Maroni est un vaste rectangle clos par une enceinte de 235 m de long sur 120 mètres de large. Il a vu passer tous les bagnards de Guyane (plus de 70 000 hommes et 1 000 femmes de 1850 à 1953). C'était un passage obligé : les bagnards arrivaient de France par bateau directement à St Laurent du Maroni à la frontière du Suriname. Ils étaient ensuite redirigés dans les différents bagnes de Guyane (Cayenne, St Jean du Maroni, les Îles du Salut) ou restaient à St Laurent.

Il y avaient 4 catégories de bagnards:
- Les transportés : ils arrivaient en Guyane pour accomplir des travaux forcés suite à un acte grave (vol à main armé, meurtre, vol qualifié, etc...). Ces forçats pouvaient être condamnés pour un temps déterminé ou à perpétuité. Il y a eu plus de 55 000 transportés, ils représentaient la catégorie de bagnards la plus importante. Le bagne ainsi que toute la ville de st Laurent ont été construits par les bagnards.

- Les libérés : une fois sa peine achevé, le transporté devenait un transporté libéré. Libéré, il devait cependant rester en Guyane sous le contrôle de l'administration pénitentiaire. Pour une peine inférieure à 8 ans, il devait rester en Guyane autant d'années que sa peine ; pour une peine supérieure à 8 ans, il restait en Guyane à vie. L'objectif était de peupler le département.

- Les relégués : ils n'avaient pas commis de faute grave mais avaient récidivé. Ils n'étaient pas astreints aux travaux forcés. Si leur cas était jugé lourd, ils devaient travailler et étaient enfermés la nuit : c'était le camp de la relégation à St jean du Maroni. Les autres étaient libres avec l'autorisation de vivre dans la commune de leur choix. Il y eut près de 18 000 relégués.

- Les déportés : condamnés politiques pour espionnage, trahison, désertion ou faux monnayage, ils se divisaient en deux groupes : les déportés simples envoyés purger leur peine aux îles du salut (Îles Royale et St Joseph) et les déportés en enceinte fortifiée, comme le fut Dreyfus, enfermés sur l'Île du Diable. Quelques centaines d'hommes subirent ce sort.




 
 
      Ne croyait pas qu'il s'agit de la porte de sortie, non, c'est la zone réservée aux libérés ayant commis des infractions de droit commun et devant effectuer une nouvelle peine. Ils ne devaient pas être mis en contact avec les autres bagnards.














L'aire de promenade avec le bassin pour se laver et laver le linge






         Comme nous avons eu notre dose d'urbain nous décidons le lendemain d'aller nous faire une virée jusqu'à Apatou, dernier village accessible par la route depuis St. Laurent du Maroni. Ensuite c'est la pirogue.
Petit bourg en pleine expansion, Apatou dispose d'un collège tout neuf pouvant recevoir plus de 900 élèves, je vous laisse imaginer les embouteillages de pirogues le matin et le soir !!!

Vue sur le Maroni
           J'en ai profité pour faire quelques jolies photos avant que nous tentions de prendre la piste jusqu'aux chutes Voltaire, complètement perdues dans la brousse.


Le moyen de transport traditionnel: la pirogue.

Le Suriname juste en face ...
           Pour la piste,  je vais la faire brève, on a roulé 3Km et puis on a fait 1/2 tour par prudence ou la queue entre les jambes car c'était un coup à rester planté dans la boue pendant quelques jours. 
Oui je sais je deviens vieux (et un peu moins inconscient) et ça me fait de la peine dans mon cœur d'être moins fou qu'avant !!!


        A ce moment là tout allait bien la voiture est encore propre, la piste n'a pas de trous, ça va durer encore ......
.....  500 mètres  ;-)))

              Voilà le récit de la première partie de notre épopée s'achève là. Celle-ci aura été riche en rencontres car nous avons fait la connaissance de Françoise et Jacky dits "la bergère et le grizzli" et ce au détour d'un pique nique sur la crique serpent. Nous avons fait des expériences culinaires intéressantes en mangeant du "jamin gouté" (si vous voulez savoir ce que c'est, il va falloir venir) et nous avons découverts des spectacles naturels magnifiques.

Puis, nous avons repris notre route et traversé le Maroni pour débuter de nouvelles aventures, à la recherche de ce fameux nègre dont Voltaire nous avait tant parlé (oh p... je m'intellectualise, ça fait peur, je m’arrête là ;-))

On se retrouve de l'autre côté !!