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lundi 5 mars 2018

Une expédition aux sources du Sinnamary (part 2/2) . . .

     Bon ben voilà on y est toujours, le fleuve déroule tranquillement sa nonchalance que nous ne cherchons pas du tout à contrarier.
Nous respectons notre hôte, mais aussi la nature qui nous entoure et cherchons bien sur à ce que cette dernière nous accepte pour nous révéler le plus beau d'elle même. Notre objectif reste encore et toujours d'avoir l'empreinte la plus minime possible sur l’environnement de par notre présence avec bien sur une politique "zéro" déchet.
Au terme de notre épopée nous estimons entre autre, avoir réussi ce challenge et prouver ainsi que l'Homme peut profiter de la Nature sans pour autant la détruire.





Au fil des jours, le fleuve change, nous offre différents spectacles et différentes facettes de lui même. Il se laisse apprivoiser et quelquefois au détour d'une méandre, nous découvrons une crique qui s'enfonce vers l'inconnu.

Selon le moment, l'humeur des uns ou des autres, nous décidons de nous y perdre, ou pas ... c'est une découverte en équipe qui nécessite un partage, donc  ....


Quelquefois étroit ou bien plus large, le Sinnamary nous mène à sa vitesse, soucieux que nous puissions apprécier les fabuleux paysages qu'il nous offre mais aussi que nous puissions le photographier sous toutes les coutures pour pouvoir plus tard nous souvenir de ces instants magiques.








 
Peu de choses à dire en fait, il suffit de profiter du paysage et des images. Apprécier ce que nous offre la nature en terme de flore mais aussi de faune.

Ici un des nombreux hoazans qui accompagneront notre descente dans un bruit assourdissant nous privant quelquefois d'une certaine tranquillité ;-) !!



             A de nombreuses reprises nous aurons l'occasion de tirer du gibier mais nous ferons le choix de nous abstenir sachant que la quantité de viande et sa conservation sont incompatibles avec le déroulement de nos journées. Alors discrètement, nous nous arrêtons, nous observons l'occupant des lieux et parfois parvenons à le photographier.





C'est le cas de ce maïpouri de Guyane ou bien tout simplement tapir (Tapirus terrestris) que nous mettrons une bonne heure à convaincre de s'approcher de la rive pour que nous puissions l'observer et qui lorsqu'il réalisera que la femelle si ardente qui le somme de venir est de couleur orange (et oui les canoës ne sont pas supers discrets !!!) filera bon train, déçu mais surement heureux de s'en tirer à si bon compte ;-)



 Ce n'est pas toujours le cas de tout le monde car si s’arrêter pour chasser la nuit  n'est pas une de nos priorités, l'occasion faisant le larron, un caïman passant par là finira le lendemain dans la casserole, il faut savoir changer de régime, l'aïmara bien que savoureux commence à nous lasser quelque peu surtout que Jeff jamais en reste, sort ces derniers de l'eau avec une facilité déconcertante . . . 

Le gibier devient déjà toutefois plus craintif car peu à peu, notre progression nous amène en approche de saut Dalle et nous retrouvons des traces de carbets bâches, des étuis de cartouches, ... l'empreinte de l'homme est maintenant présente même si nous ne rencontrons personne.








La pluie nous accompagne mais de temps en temps nous parvenons à bénéficier d'éclaircies qui nous permettent de sécher nos affaires et de faire un peu de lessive.
Arrivés à saut deux roros, nous décidons de nous attarder un peu, le site est agréable, il permet de layonner et de chasser un peu, de plus le courant assez faible nous permet de remonter les canoës en amont du saut pour pêcher ou bien de se laisser porter en aval pour profiter du spectacle que nous offre la nature.


J'en profite pour faire quelques photos en jouant avec la lumière qui varie tout au long de la journée.

Bien installés, nous profitons des lieux car la fatigue se fait quelque peu sentir d'autant plus que la pluie nous poursuit, diminuant fortement notre confort au quotidien.



L'équipe au complet après +/- une dizaine de jours, les apparences ont changé . . . .


Nous nous faisons un nouveau copain qui le soir dès que le feu est allumé vient nous rejoindre, clairement pris d'affection pour nous, il participe avec ferveur à nos discussions d’après repas.
Heureusement, il ne souhaite pas consommer notre rhum, c'est l'un des (nombreuses) raisons pour laquelle nous l'acceptons dans notre intimité ;-)





Après deux jours de repos durant lesquels nous avons plus ou moins fait sécher nos affaires, nous décidons de quitter saut deux roros pour rejoindre saut Stéphanie puis saut Dalle 40 Km plus bas.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu, l'eau est montée de 15 cm dans la nuit et nous allons passer saut Stéphanie sans nous en apercevoir !!
A 14h, fourbus et trempés nous devons faire un choix, se poser "en vrac sur des berges peu accueillantes ou bien rejoindre saut Dalle 20 Km plus loin !! Choix cornelien car nous sommes fourbus (ces p... de canoés n'avancent pas !!!) mais nous aimerions bien dormir aussi avec un peu plus de confort et à saut Dalle se trouve d’après nos infos un carbet de l'EDF.
Nous décidons donc de poursuivre .....
Plus de 4h plus tard, nous arrivons sur site pour constater que le carbet n'existe plus et qu'on est bon pour un carbet bâche alors qu'il pleut à verse !!!
Clairement c'est la m.... et c'est un peu tendu niveau ambiance

Faire du feu relève de la gageure, mais il nous en faut absolument pour manger de l'aîmara,on n'a plus de citrons pour faire mariner des filets avec un peu de gingembre.

Un coup de fusil chanceux nous permet de manger du hocco, cela met un peu du baume au cœur surtout qu'en plus le site est superbe pour la pêche, pour la photo et que ....




. . . on finit même par avoir des éclaircies, la suite en images . . .

Un site vraiment magnifique . . .



Chacun profite à sa façon, ou bien gère les contingences matérielles comme la lessive, les petits bobos, . . .



























                       Me concernant, je m'extasie de ce que la nature est capable de faire et m'interroge sur ce rocher cassé net en deux parties parfaitement égales, un géomètre dirige-t-il l'Univers ?!?





Le temps est quelque peu clément et nous accorde quelques belles accalmies qui nous permettent de recharger un peu nos batteries au sens figuré comme au sens propre d'ailleurs, le GPS, la balise de secours ne fonctionnant pas à l'aïmara (ce qui est dommage vu qu'il y en a partout ;-)







La preuve en images . . .



Après ces deux jours passés sur saut Dalle, il est temps de repartir, nous sommes attendus à Takari Tante et il est hors de question d'être en retard et ce pour plusieurs raisons:
                  1/ Il y aura des bières fraiches
                2/ On va pas se taper la traversée du lac de petit saut en canoé, plus de 60 Km sous le soleil ou la pluie selon le moment, après 15 jours à pagayer, j'ai franchement envie d'entendre le doux bruit d'un 40CV et sentir le vent dans mes cheveux.
                3/ On a envie d'un peu de confort et là bas, il y a des carbets où nous serons bien au sec . . . .



Nous reprenons donc notre descente, contents mais un peu tristes d'arriver très prochainement au terme de notre expédition.


                  Les paysages que nous découvrons encore restent toutefois merveilleux . . .

Et le sourire revient car nous savons tous que le confort est au bout de la pagaie . . .




         Au final même si j'ai fait quelques photos de saut Takari Tante, je n'en mettrai pas trop dans cet article, ayant déjà réalisé un reportage sur ce site il y a 2 ans de cela . . .
Vers l'amont . . .
Vers l'aval . . .

Voilà, la fine équipe prête pour le retour, après deux jours passés à rigoler à manger et à boire, ça fait du bien et ça permet de finir en beauté, ... bien qu'il faille le reconnaitre, passer du silence de la forêt au bruit de la fiesta version créole, ça fait un peu un choc, mais on a bien aimé . . .  merci les copains.



Photo volée sur le retour, l'une des rares ou les quatre protagonistes de cette aventure sont ensemble . . .









Un grand merci à tous ceux ceux qui nous ont aidé, conseillé, prêté du matériel et soutenu dans cette aventure avec en premiers lieux nos compagnes respectives qui ont bénéficié de 15 jours de tranquillité ;-) AVBK à Kourou, les potes du déminage de Kourou, HelicoJyp à Remire et tant d'autres encore, ....

Merci enfin à la Guyane de nous avoir offert ces merveilleux souvenirs.

dimanche 14 janvier 2018

Une expédition aux sources du Sinnamary (part 1/2)

   Bon ben voilà, je vous avais prévenu, l'Homme passe son temps en vadrouille alors moi j'ai un peu de mal à suivre ... c'est pas que, mais il file sur le fleuve, va se promener au Brésil, passe du temps avec son pote Eduardo, ... et au final moi je reste à la maison (enfin pas toujours ;-) et j'essaie de faire  tous les articles sur ses aventures !

Enfin pour celle-ci, je vous le dis, je n'ai pas eu ma place mais en même temps c'est sans regret parce que d’après ce que j'ai compris, ils n'ont pas mangé beaucoup de viande durant cette expédition sur le Sinnamary alors il y aurait eu de fortes chances que je finisse en brochettes, soigneusement pelée par le GROS couteau qu'il a toujours à la ceinture.
Et puis soyons clair, un WE à écouter les oiseaux c'est une chose, mais 15 jours à se balader dans la forêt sans un doux "chez soi" pour se lécher les pattes le soir venu, pas trop pour moi, ni pour les petits ou encore la Princesse ...

          Cette histoire, elle a commencé un 15 septembre, alors juste que la saison sèche venait de s'installer dans l'intérieur des terres. Le niveau de l'eau est encore haut et rares sont ceux qui sont venus au cœur du parc amazonien depuis de long mois. Et c'est là que s'est déroulée cette aventure qui allait mener 4 copains à se faire déposer en hélicoptère à saut Parasol pour rejoindre en canoës gonflables (de marque GUMOTEX, les seuls qui nous ont paru suffisamment fiables pour ce à quoi on les destinait) et en semi autonomie le saut Takari Tante avant d'être ramenés par des potes jusqu'au barrage de petit saut 15 jours plus tard.





Certains ne manqueront pas de faire remarquer que le Sinnamary ne finit pas à Takari Tante, c'est vrai ... toutefois la traversée du lac présente que peu d'intérêt surtout quand on l'a déjà fait un certain nombre de fois (voire un nombre certain) !!!
Qui plus est, la présence d'orpailleurs clandestins est devenue quasi permanente dans le secteur avec les risques que cela peut générer. Il suffit de regarder les flancs de collines sur les rives est du lac pour comprendre l'enjeu de ce qui s'y déroule en plus bien sur des enjeux liés au secteur de St. Elie.



Comme le trip en Colombie, c'est encore une longue histoire, et comme toute les longues histoires, elle se fera en plusieurs parties avec beaucoup de photos et quelques vidéos .

         Je  ne rentrerai pas trop dans les détails de l'organisation d'une telle expédition mais sachez que cela demande une certaine rigueur et une bonne connaissance de la forêt et des problèmes que l'on peut être amenés à rencontrer. Un petit problème sur la Comté (rivière digne de la promenade des anglais où l'on vient crâner le dimanche avec son bateau tout neuf) peut devenir une atteinte vitale lorsque l'on ait dans une zone isolée où un hélitreuillage est impossible et si on ne dispose pas de ce qu'il faut pour "tenir" le temps nécessaire pour se faire évacuer.
Lorsqu'on est loin, un petit problème devient vite un GROS problème. De plus, la gestion de la logistique a été complexe en raison du fait que tout est à mettre en rapport avec son poids et son encombrement au regard de son utilité ou du confort apporté !!

Pour cette aventure nous serons 4, connaissant assez bien la forêt, dotés d'un bon sens pratique, avec des compétences particulières en pêche, chasse, cuisine, organisation, canoë, cartographie, ... Chacun d'entre nous est indispensable au bon fonctionnement de l’expédition.
Pour vous donner une idée, l'hélico peut transporter 600 Kg en plus du pilote, à 4 nous faisons 320 Kg, les canoës 50 Kg, le reste c'est le matériel pour survivre durant 15 jours, et le complément en nourriture afin de pouvoir agrémenter ce que nous fournira la forêt ...


    
   Pour notre sécurité, nous emportons une balise GARMIN Inreach, matériel qui se révélera au top dans les conditions extrêmes auquel il sera soumis (eau, canopée très présente, ...) Ce matériel permet de donner l'alerte en cas de problème et de communiquer avec ses proches mais uniquement par SMS.
==> Une valeur sure que je recommande même pour des voyages en routard dans des pays où il peut être nécessaire de se faire localiser en cas de souci.





Bon ben voilà, une heure d'hélicoptère plus tard, nous voilà sur site, les problèmes commencent de suite, la "drop zone" normalement située sur une langue de sable au milieu du fleuve est un mètre sous l'eau !!!




Pas d'autre solution pour le pilote que de se poser dans "la verte" ... bonjour la galère pour lui comme pour nous. il faut tout dégager car il ne peut plus décoller, la végétation est revenue sur les pales et en plus on va layonner sur 150 mètres avant d'atteindre le fleuve, le traverser avec tout le matos et se poser enfin au carbet qui est au niveau de saut parasol.


 


 En paroles ça vous semble rapide, ça nous prendra presque 4h pendant lesquelles on va se faire piquer par les mouches à feu et bouffer par les poux d'agoutis et bien sur, sortir de là éreintés ...




Le résultat est là, on est enfin poser et on commence les trois choses les plus sérieuses que nous avons à faire: dans l'ordre boire un "ti punch" pour se remettre de nos émotions, manger et aller pêcher pour assurer le repas du soir ;-)





 

Bon là je vous le dis, il n'y a pas besoin d'être un super pêcheur pour attraper un aïmara lorsque l'on est aussi loin dans les terres, pour preuve je n'ai eu aucun mal pour en ramener. taille moyenne plus de 12 Kg avec de belles pointes au delà de 20 Kg avec les dents et la combativité qui vont bien !!






 Pour les amoureux de la nature, rassurez vous, nous avons fait surtout du "no kill" surtout les premiers jours et avons réalisé un prélèvement plus que raisonné sur le milieu que nous avons traversé au fil des jours afin que ceux qui viendront après nous, puissent eux aussi s'émerveiller comme nous l'avons été.


Quoi de plus beau que de constater que les oiseaux, les animaux ne fuient pas l'homme, ne connaissant pas le bruit et les conséquences mortelles d'un coup de fusil, . . .

Au regard de la qualité du spot on va décider de rester sur site au moins 5 jours d'autant que pour la petite histoire, le pilote de l'hélico a oublié de nous sortir une touque lorsqu'il nous a déposé et que celle-ci contient tous les condiments et sauces . . . . prochain passage lors d'un retour de mission pour la récupérer soit 5 jours plus tard ;-)
Merci à la Princesse pour son efficacité, c'est elle qui a géré la logistique sur ce coup là et c'était au top !!!


Ce maintient sur place durant plusieurs jours ne nous gène pas outre mesure car nous avons décidé de remonter au delà de saut parasol pour explorer les lieux et essayer de voir animaux, poissons et superbes paysages. Nous ne serons pas déçu et les jours passerons très vite car les ballades sont longues et les parties de pêche incroyables: un souvenir inoubliable pour chacun d'entre nous.



Pour l'anecdote, si un jour une personne vous dit qu'elle est allée en amont de saut parasol, étonnez vous car le Sinnamary est difficilement praticable, les sauts sont difficiles à franchir, la végétation est omniprésente et entrave largement toute remontée. Pour accéder à ce que nous estimons être la source du fleuve sur la base de la cartographie que nous avons, il faudrait compter 3 à 4 semaines minimum et une logistique bien plus importante que celle que nous avons, alors . . . .



  

 Le temps passe vite dans le confort et il déjà temps de commencer notre descente. Par prudence nous avons fait quelques galops d'essai sur saut parasol mais . . . à vide, nous n'avons pas pris en compte la répartition de la charge sur les canoës et Kevin et Jeff l'apprendront à leurs dépends dès le premier saut franchi en se renversant . . .





Aujourd'hui, le fleuve est plus riche d'une canne à pêche et d'un moulinet, mais ne vous inquiétez pas, il ne manque de rien, notre descente nous fera découvrir quelques coques alu bien plantées entre des rochers ou sous de la végétation, abandonnées depuis déjà quelques temps ;-))  et oui, le fleuve est loin d'être une partie de plaisir et on l'apprend tous les jours à ses dépends !
D'ailleurs comme je me plais à le répéter aux gens avec qui je parle forêt, elle n'est pas dangereuse, elle est juste hostile, ce qui n'est à mon avis pas la même chose !!

Cette descente du fleuve au rythme du courant et des pagaies va se révéler être un moment magique. pas de pollution mécanique, juste le chant des oiseaux, le vent dans les branches, bruit de l'eau qui contourne les roches, . . . .

A raison de 20 à 40 Km par jour, nous avançons tranquillement, le but n'est pas d'avoir un rythme de forçat mais de s'approprier un temps soit peu notre environnement et s'y intégrer afin qu'il nous oublie et ainsi découvrir des choses merveilleuses, pari réussi . . . .
De plus nous avons besoin de temps pour assurer notre subsistance mais aussi s'installer confortablement avant que la nuit n'arrive. Une expédition c'est aussi une grande partie de routine lorsque vient le moment de s’arrêter. Il faut installer le bivouac, faire le feu, se laver, ranger les affaires commencer à préparer le repas et bien sur trouver un poisson à manger (ou de la viande mais ça c'est une autre paire de manches ;-)


Je suis sur que certains sourient en voyant marquer "se laver", détromper vous, il est vital en forêt, de se laver et de veiller à son état physique car nous pataugeons toute la journée dans l'eau et que le moindre "bobo" prend une autre dimension lorsqu'il n'est pas soigné et qu'il marine dans l'eau toute la journée. Nous devons de même veiller à la présence de tiques ou de sangsues et observer toute piqûre ou autre et bien sur cela se fait avec de la lumière !!! donc avant que le soleil aille faire un tour de l'autre côté du globe, le journées se révèlent donc bien chargées.

Afin de suivre le cours de mon récit, je prends le temps de faire défiler les photos de notre périple et je m'aperçois que plus que les mots, c'est surtout les photos qui rendent compte le mieux de cette aventure alors je vais privilégier ces dernières, laisser place au silence pour que la magie des instants capturés vous envahisse . . . 




Notre descente nous permettra de croiser grâce à Pascal quelques Maïpouris, mais aussi des loutres, des Hoizans, des caïmans ou encore une biche, quasiment arrivés au lac de petit saut (sauf que celle-ci je soupçonne que c'est la même que j'ai vue il y a deux ans dans le même secteur et qu'elle me nargue, sachant qu'elle est en zone protégée . . .





Bien que je vais continuer la suite de ce récit et le publier dans la foulée, je préfère faire un "break" et vous laisser apprécier cette 1° partie.


        Voilà déjà 4 mois que nous sommes rentrés de ce trip et la forêt me manque, même si depuis je suis retourné me promener dans les criques et que j'ai même réussi à faire un naufrage en kayak avec nos amis Alexandra et Hector ....

Spécial "joke" pour toi mon ami Hector qui disait durant le naufrage "filme Alex, filme, c'est incroyable ..."  et donc spécial dédicace pour nous avec une photo dans des conditions nettement moi extrêmes ;-)  quoique ......

samedi 11 novembre 2017

Un galop d'essai sur la Bagot


Une pensée pour vous qui avez froid . . .

              Me voilà de retour après des mois de silence, ne croyez pas que je manquais d’imagination, c'est juste que j'étais bailloné par l'Homme. Ce traitre a refusé que je participe à la rédaction des articles précédents sous prétexte que je n'étais pas présente et que je ne pouvais pas raconter ...

Les fameux canoés qui vont nous accompagner ensuite durant 15 jours



Mais aujourd'hui je me rattrape. Je vais vous parler d'une virée que nous avons fait avec l'Homme, deux copains à lui et Quentin. Il s'agit d'une remontée en canoés gonflables de la comté puis de la bagot au départ de saut Bief à Cacao.
Elle s'est faite au début du mois de septembre mais je n'ai pas pu rédiger mon article avant, il y a eu la visite du président de la République, .....











Objectifs: Dans le cadre de la préparation de l'expédition prévue sur le Sinnamary au mois de septembre, tester les canoés gonflables (des GUMOTEX spécial expédition), voir les compétences de chacun en matière de vie en forêt et calculer comment répartir au mieux le poids sur ce type d'embarcation que personne n'avait jamais utilisé. A oui et aussi passer un bon moment loin de la civilisation.

Je vous rassure de suite, tous les objectifs ont été réalisés et en plus, l'organisation du poids a nécessité un aménagement puisque j'étais là et que c'est moi qui dirigeait l'opération (non mais ...) en plus il a fallu que je fasse attention avec mes griffes, l;Homme avait peur que je fasse des trous dans le canoe mais c'est pas possible, j'étais passé chez le patticure avant ;-)


En avant pour l'aventure dès 5h30 samedi matin, il ne faut pas traîner parce que hors de question que j'attrape un coup de soleil sur la rivière, en plus j'aime bien mon confort et l'Homme a refusé d'installer un toit pour que je sois à l'ombre. Il a même menacé de m'attacher à une corde et de me faire tirer les deux embarcations si jamais je la ramenais.

L'Homme avec son pote Kevin (c'est aussi son prof d'anglais !!)
   


La fine équipe se retrouve donc sur le fleuve et c'est parti pour 3 heures de remontée de rivière. Moi je n'ai pas trop souffert, mais il semblerait que ces canoés ne soient pas spécialement fait pour le contre courant, ça tombe bien, ils ont prévu de descendre la rivière Sinnamary avec, d'ici quelques semaines !





L'apéro c'est sacré, il faut toujours du rhum, des citrons et du sucre ;-)


           Le site est sympa et l'eau est cristalline dès que l'on rentre sur la Bagot, le fond est sablonneux mais l'eau est déjà très basse même si on est juste à la fin du mois d'août. Du coup il y a quelques petits moments de portage parce que chercher un passage à la rame en remontant la crique avec un canoé gonflable c'est carrément impossible.







Plus on avance plus on s'aperçoit que les rives sont hautes. Au point qu'il nous faudra fabriquer une échelle pour pouvoir circuler sans trop d'encombre entre la plage sablonneuse où nous poserons nos embarcations et l'endroit de forêt où nous avons décidé d'installer notre carbet bâche.












Ce n'est pas le "Martin" mais le "Quentin" pêcheur !


Le week-end va se dérouler tranquillement entre bricolage aménagements et parties de pêche aussi bien depuis le bord qu'avec les canoés. Chacun prend ses marques  et Quentin apprend rapidement les bases de l'organisation d'un campement et découvre les joies d'un bon feu de bois avec la préparation d'un aïmara soigneusement enroulé dans des feuilles dans des feuilles de bananier.





Avec Jeff les aïmaras n'ont aucune chance et nous on se régale ;-)

Entre la sortie de l'eau et l'arrivée dans l'assiette: 1h ! la forêt fournit tout ce qui faut pour se régaler.

Mais deux jours c'est trop court et déjà il faut faire retour, sans regret aucun car nous avons vécu un agréable moment en pleine nature (personne ne monte aussi haut sur la Bagot en cette saison d'autant plus que le niveau d'eau empêche quasiment toute embarcation à moteur de passer.

Pour info le retour a été bien plus rapide et agréable que l'aller, en même temps, on était dans le sens du courant . . . .

Avant de partir, un petit nettoyage s'impose afin que les suivants puissent en profiter autant que nous.