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dimanche 25 octobre 2015

Les aventures d'Aymeric . . . . en Guyane

              Si vous connaissez Aymeric, je suis sur que vous pensez que c'est un mec bien (normal c'est le super pote de l'Homme !!) sans histoire et qui mène une vie tranquille.


En fait non, pas vraiment . . .


     Aymeric, c'est le gars qui vient en Guyane et qui en plus de la grande Aventure de ce voyage aux portes de l'Amazonie en vit plein d'autres au quotidien. 

Et si vous ne me croyez pas, lisez cet article qui montre bien que la Guyane n'est pas de tout repos surtout lorsque l'Homme et Aymeric commencent à s'agiter dans tous les sens.


En fait, commençons l'histoire par le commencement. Après avoir pris ses marques sur le territoire guyanais durant plus de 10 jours, Aymeric devait partir avec l'Homme en direction du Brésil pour un "road trip" de 8 jours qui devait les mener entre Santarem et Manaus  en remontant l'Amazonie, le but totalement avoué: faire un bout de forêt et aller au contact d'une tribu reculée vivant dans la forêt amazonienne pour découvrir leur environnement.


Mais voilà, l'Homme s'est bloqué un genoux et les deux aventuriers de Remire ;-) ont du abandonner ce grand projet pour cause de handicap.
Je vous passerai les projets de substitution montés dans l'urgence pour en venir au cœur de cette semaine entre potes . . . 
. . . . la découverte de certaines criques de Guyane en canoë, ce choix permettant d'allier le plaisir de la pêche d'Aymeric et les besoins de grandes échappées de l'Homme.


La première ballade qui durera une journée va les amener vers Roura dans le secteur du pri pri qui se trouve derrière Rochambeau et sur les bons conseils de Lionel (le patron de la base de location de matériel), ils iront s'enfoncer dans des petits méandres ou seuls au monde ils passeront un moment incroyable au moyen de nulle part.

 
Mais attention l'Aventure ça ne veut pas dire l'absence de confort car, c'est déjà, assez difficile comme ça de vivre sous ces contrées qu'il ne faudrait pas en rajouter !!!


Pour les puristes, le canoë pouvant largement recevoir une glacière, ne vous faites pas de souci, vu que l'eau est à 27° ils ont préféré assurer plutôt que se priver de certains petits plaisirs.

En même temps, comme on peut pas passer toutes ses journées à ramer, Aymeric en a profiter pour aller pêcher en mer les jours de relâche ...
Avantage certain, il remplit le congélateur de carangues de plusieurs kilos qu'il a bien pris soin bien sur de transformer en filets car la princesse refuse de s'approcher de la chose tant que ce n'est pas nettoyé et rangé .....


Pour preuve, il n'est pas trop maladroit notre vaillant Aymeric même si au final, tout ce qui se pêche en Guyane ne se mange pas (ben oui les tarpons, les requins, ...) et ce même s'il n'a pas réussi à accrocher un aïmara, à mon grand désespoir.


Concernant la carangue, j'ai volé l’arête centrale de la première que l'on a mangé mais j'ai été tellement malade par la suite que je crois que je ne recommencerai plus.

Mais je vous ai parlé d'aventures au sein de l'Aventure, en voilà UNE, elle s'est déroulée samedi 24 octobre à petit saut, en contrebas du barrage, sur le Sinnamary pour aller à la crique Grégoire. 

Fort de leur première expérience en milieu fluvial, voilà nos deux amis repartis pour une nouvelle épopée digne de Raymond MAUFRAIS (mais en mieux quand même, surtout pour la fin).
Pour les ignares merci d'utiliser WIKICACA, vous aurez appris quelques chose et vous vous coucherez moins c...
Levé 5h00, tout est chargé dans la voiture (sauf moi, je vous rappelle que je n'aime pas l'eau ! donc je laisse la plume à l'Homme) et en avant direction le barrage de petit saut et la crique Grégoire pour aller pêcher l'aïmara. L'Homme lui a pris un livre et son appareil photo, c'est Aymeric qui se traîne des boites, des cannes, des leurres, des .... je ne sais quoi d'autres.



8h00, le kayak est à l'eau au pied du barrage, le matériel et la nourriture sont chargés, tout est prêt, il ne reste plus que dans un 1° temps aller au pied du barrage pour taquiner les "baby tarpon" et aïmara avant de rejoindre bien en aval, la crique Grégoire dont on nous a dit qu'elle était un lieu magnifiquement préservé.

     Le courant est puissant, nous sommes juste une centaine de mètres en aval des bouches de relâche du barrage mais nous tentons quand même de remonter pour aller chercher le meilleur et . . . .
. . . . . ce qui devait arriver arriva, en sortant de derrière un gros rocher, on chavire ! ! !

Une petite parenthèse pour signaler que la princesse qui devait venir avec nous s'était désistée la veille (elle avait du sentir l'embrouille) et que Elisa refuse obstinément de monter sur une embarcation ayant quitté la terre ferme.

Bien sur c'est le plein bouillon, un courant de folie (on est au pied du barrage en même temps), si une partie des choses était attachée, ce n'est pas le cas de la glacière, des leurres, du sac étanche contenant l'appareil photo, ...
On finit tant bien que mal à récupérer la quasi totalité de nos affaires -mouillées- sauf une pagaie ce qui nous coutera une promenade athlétique parce que ramer seul à contre courant avec minimum 200 Kgs de charge, c'est costaud ...
Bien évidemment pas de photo de "cet exploit" nautique des deux aventuriers mais une belle bosse de rire et de sacrés souvenirs.

Fort de cette rafraichissante expérience, il est décidé d'abandonner la pêche au pied du barrage et de rallier la crique Grégoire à "soi-disant" 20 mn de là (en fait c'est du temps guyanais, il faut compter 1h30 mn.

ET la ballade vaut le coup, je vous laisse apprécier en images la splendeur de cette crique qui pour le moment est de loin la plus belle de celles que j'ai vues. Elle reste préservée car pas vraiment pratique d'accès bien que très familiale, avec une piscine immense et une eau limpide.

 Le départ de la crique lorsque l'on quitte le tumultueux Sinnamary.



























Sur le fond, dans la crique une pirogue traditionnelle en bois a été coulée, elle sert aujourd'hui d'abri aux poissons.




Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises car au détour d'une méandre une vision paradisiaque s'offre à nous:





Nous y sommes, c'est le bout de la crique Grégoire, c'est tout simplement magique, le bruit du fleuve s'est tu et on entend juste en bruit de fond le grondement des cascades Grégoire qui viennent mourir en un filet d'eau sur de magnifiques pierres rondes chauffées par le soleil.


Un endroit de rêve, une vasque de 20 mètres de diamètre avec une eau à 26°, le tout surplombé d'un carbet immense, mais désert ...


Nous resterons là plusieurs heures à lire et à pêcher, seuls au monde avec l'impression d'avoir découvert et vécu quelque chose de vraiment magique.



            Et pendant qu'Aymeric essaie d'attraper des poissons volants en jetant ses appâts dans les branchages environnants  ;-)  moi je profite largement de ce cadeau de la nature et je vous dis qu'une seule chose, . . .     venez vite pour pouvoir en profiter avec nous . . .


          Très bientôt un nouvel article que j'aurai pu intégrer à celui-ci puisqu'il s'agit de vous parler d'une superbe rencontre que nous avons faite avec Aymeric, mais le personnage central de ce sujet et son travail méritent mieux que quelques lignes sur la fin d'un article alors, un peu de patience, je me remets derrière mon écran très bientôt.
Mais n'oubliez pas, pour les écrire ces aventures, il faut aussi les vivre et les préparer et même si on est en Guyane, il faut aussi qu'on travaille, un bien lourd programme . . .

dimanche 4 octobre 2015

Un retour à Cacao pour découvrir le sentier du Molokoï

              Il y a maintenant presque 18 mois, notre première ballade en Guyane, dès notre arrivée, nous prîmes tous ensemble la direction du village de Cacao, perdu entre Caynne et Regina à environ une heure de voiture de la maison.

Alors au début du mois de septembre, les sentiers ayant eu de le temps de bien sécher, la petite famille a, à nouveau pris la direction de ce charmant village avec bien sur dans un coin de sa tête, l'idée de manger une petite soupe au marché mais aussi d'aller découvrir le plus long des sentiers de Guyane (du moins une partie).


C'était une première reconnaissance comme on aime bien les faire, on prend la température, on observe sans se prendre la tête, on se renseigne autour de nous et on réfléchit à comment organiser la chose pour la prochaine fois.

Ce fameux sentier fait quand même 13 km, je sais cela peut paraitre peu mais lorsqu'il fait 35° et que l'on marche en forêt cela change quelque peu la donne, demandez à l'homme qui vient de crapahuter une semaine dans la verte !!!


Nous on n'a pas marché beaucoup on était là pour se détendre les pattes. On a marcher 30 mn et on est tombé sur une petite crique toute ombragée et bien discrète qui méritait qu'on y passe un moment, ce que l'on s'est empressé de faire au grand bonheur des enfants.





Et là, quel bonheur, pas de passage, pas de touristes, de métro, de guyanais,  de surinamais,  de brésiliens, de martiens, d'extra-terrestres, de gros cons, ...


Et donc MIRACLE, pas de déchets, le site est nickel, que du bonheur et en plus en cette saison l'eau est fraiche et limpide, tout ce qu'il faut pour se poser un moment et se prélasser en écoutant les bruits de la forêt.











Chacun en profite à sa façon avec de grands sourires . . . . . 

























On observe la nature et on retrouve cet arbre très particulier (je dirai un jeune fromager mais bon ...) qui comme toute flore ici à son utilité particulière . . . .






Observez bien ses racines, il s'agit du tam-tam de la forêt. Ses grands drapés font en fait caisse de résonance lorsque l'on tape dessus avec un morceau de bois. Bon moyen de se signaler lorsque l'on est perdu et que :

1/ le GSM ne passe pas
2/ on est parti tout seul sans une misérable boussole.
3/ on n'a pas pris de sifflet
4/ on a bêtement quitté le sentier en se croyant plus fort que les autres ....


Après moi je dis ça, je dis rien, comme je pisse sur tous les arbres du coin, je me retrouve toujours, les autres ont qu'à me suivre.








A l'issue, on s'est tous retrouvé devant une bonne soupe et une bonne boisson fraiche.



Au final, une petite sortie, toute simple, bien agréable avec une pleine moisson de sourires pour tout le monde.



        Petit clin d'oeil à tous ceux qui pensent encore que la Guyane est un enfer, qu'on a kidnappé les enfants, qu'ils sont retenus contre leur gré, que rien ne va et que surtout ......

      ...... nous sommes des parents indignes
(mais ça on le savait déjà ! ! ! !  )









dimanche 27 septembre 2015

Les vacances de 3.1415926535 .... ou le "Pi" en vadrouille en Guyane

Bon ben voilà il faut le dire, c'est le premier, il a eu le courage de venir, d'affronter les préjugés, ses peurs et tout ce qu'on a pu lui dire (pour le décourager surtout, car il faut se le supporter non mais ... !!).
Et sans mentir, je crois pouvoir dire  . . . .
. . .  qu'il ne l'a pas regretté.


Il est venu nous voir durant 10 jours et pour ce faire, il a abandonné sa tendre et douce et il a oublié de mettre mes copines ERA et JOY dans ses bagages ...
Moi qui comptait sur de belles retrouvailles canines, je n'ai eu que quelques poils et les odeurs lointaines de mes cops ...
En plus, à peine arrivé, le voilà qu'il file direct amenant l'Homme avec lui, direction Kourou, pour assister à un lancement de Soyouz visant à mettre en orbite deux satellites (les n° 9 & 10) devant permettre à terme le fonctionnement le système Galileo de GPS européen. La princesse, les enfants et moi sommes restés à la maison, c'était à 23h ...
Par contre, on voit bien qui c'est les privilégiés !!! ils ont eu droit d'assister au lancement en VIP depuis la salle de contrôle Jupiter avec les petites fours, le standing et tout le tralala ...










"Le sésame" permettant d'entrer dans le saint des saints, "la salle Jupiter" qui est le cerveau de tous les lancements de Kourou. Russes et européens travaillent main dans la main derrière les baies vitrées sous l’œil attentif du public, institutionnels et clients.


       
  L'écran géant de contrôle, dupliqué maints fois et de façon détaillée devant chaque intervenant de la salle. Nous sommes à 45 mmn et 50 secondes du lancement, il n'y aura pas de retard, par contre, il faudra attendre (pas nous en tout cas !!) 3h58 mn pour voir la mise en orbite réalisée.





DEUX lumières dans la nuit, celle du Soyouz et celle du sourire du Pi enchanté devant la magie d'un tel événement.






Après cette sortie magnifique, il y eu plein de ballades sur la plage de Remire-Montjoly (pour le plaisir de Patrick mais un peu aussi pour le mien), de longues heures de promenade avec des rencontres marines quelquefois étonnantes .....  comme ce bébé tortue luth qui n'est jamais parvenu à rejoindre les eaux profondes et que nous avons découvert mort sur le sable à quelques mètres de la mer, victime collatérale de l'émergence annuelle.


Il y a eu aussi plein de promenades sur les sentiers de Guyane, une virée aux îles du salut, de longs moments de détente dans la piscine où je surveillais des discussions sans fin car moi, je n'aime pas l'eau. 
Mais aussi la visite des marchés locaux pleins de bruits et d'odeurs, desquels on revient avec des épices, des fruits sucrés et des souvenirs de soupes chinoises dignes des contrées reculées de l'orient.





P.S: Vous ne rêvez pas, les tomates sont bien à 5€ le Kg, sachant qu'au Brésil, on les trouvera à 4 réals le Kg soit 1€ !!!





Et puis il y a eu aussi la descente jusqu'à Saint Georges de l'Oyapoque et la rencontre avec le Brésil, un moment inoubliable -pour eux- moi je suis restée à la maison (et qui c'est qui va garder la princesse et les enfants quand l'Homme se taille des jours durant en vadrouille, soit disant pour le boulot mais en fait pour aller s'éclater avec les potes en forêt ou je ne sais quoi d'autre . . . c'est pas une vie -de chien-, je vous le dis)



                 C'est au petit matin après une nuit passée au village que nous découvrirons un endroit particulier de ce territoire au bout du monde que certains appellent encore "le dernier far west". Là alors que le soleil se lève tout doucement au dessus de la forêt et que les premiers oiseaux prennent leur envol, ...

               Voilà qu'apparait devant nous le pont de l'Oyapoque, né d'un accord passé, il y a de cela plus de 15 ans entre le président brésilien de l'époque et M. Jacques CHIRAC. Les deux hommes rêvaient d'établir un lien au dessus du fleuve entre deux villages, St. Georges et Oyapoque.

    


    Le rêve est devenu réalité et le pont est apparu, d'une architecture époustouflante, surplombant la brume et le fleuve, liant définitivement le territoire français du bout du monde au reste de l'Amérique du sud du moins par voie terrestre.


Pour ceux qui l'on déjà vu ou qui sont déjà passé dessus, n'aurait-il pas un petit lien de parenté avec viaduc de Millaut ?!?


Mais voilà, nous sommes au bout du monde et des fois les décisions les plus volontaristes abdiquent devant le kafkaïen des administrations .
Cela fait maintenant 5 ans que le pont est prêt à recevoir piétons et automobilistes, à ouvrir aux guyanais les portes d'un immense continent et pourtant ...

R I E N

Il faut attendre, quoi, . . . nul ne le sait vraiment et pourtant toutes les infrastructures sont prêtes, ...  Et en attendant, la nature reste là, impassible, voire dure et impitoyable, prête à reprendre ses droits si jamais l'Homme vient à reculer.



En attendant toujours . . . du chaque côté du pont des hommes, des policiers, brésiliens et français, surveillent ce pont, tache indue imposée surement par la bêtise humaine.

Par contre si vous passez dans le coin, n'hésitez pas vous présenter aux policiers qui gardent chaque côté de cette oeuvre architecturale. C'est avec plaisir qu'on vous laissera faire quelques pas jusqu'au cône de Lubec qui trône au milieu du pont, symbolisant la frontière entre les deux nations.




Des anecdotes, je pourrai vous en raconter des dizaines sur cette aberration. N'avez vouis pas remarqué sur la photo que tous les panneaux lumineux sont allumés, il en est ainsi de jour comme de nuit pour le contrôle comme pour les bureaux ....
Gaspillage me direz vous, surement mais celui que l'on pense. TROIS groupes électrogènes ont été installés en prévision du développement de l'Oyapoque, développement qui ne s'est pas fait, alors les groupes tournent au minimum et tombent en panne à tour de rôle, sous utilisés même s'ils consomment 60 000 L de gasoil par an !!!


         Bon ben voilà, le "Pi" est reparti, la tête plein de souvenirs avec un seul espoir revenir bientôt car il reste encore tant de choses à découvrir. Bientôt Aymeric sera là avec ses deux princesses. De nouvelles aventures débuteront.

Les jours passeront et bientôt viendra le temps d'un nouvel article sur nos aventures en France (métropolitaine)
.

samedi 15 août 2015

Découvrir Kourou sous un autre angle

         Bon c'est vrai Kourou, n'est pas loin de Cayenne, 60 Km bien installée dans le coffre du TOY, ça se fait tout seul. La semaine dernière, l'Homme a fait des réservations au C.S.G (Centre spatial Guyanais), parce que même si on est déjà allé plusieurs fois pour regarder Ariane s'envoler dans l'espace, on en a jamais profité pour faire le tour de ce site qui fait la taille de Paris "intra-muros".

Tout le monde se prépare pour décoller vers 10h00, on a rendez vous à 13h00 mais l'Homme a prévu une petite visite d'un coin assez sympa mais il n'en a pas dit plus. Sauf qu'au moment de monter dans la voiture je me suis pris une fin de non recevoir ! ! !


      



Et oui, INTERDIT aux chiens le C.S.G ! !  et moi je me retrouve toute seule à la maison tandis que la Princesse et l'Homme s'en vont après m'avoir demandé comme tous les jours de surveiller la maison. Alors pour moi la visite du centre spatial, ça c'est résumé à ça:






Du coup pour faire cet article comme un  vrai reporter, j'ai fait comme d'habitude, j'ai écouté de mes deux -grandes- oreilles et j'ai piqué les photos dans l'appareil. Normalement vous devriez avoir  une retranscription assez fidèle de cette journée.

       Une petite heure de route après avoir quitté Remire, voilà déjà le pont qui permet de passer sur le Kourou et d'entrer dans la ville. Direction le quartier des roches qui se trouve au bout de Kourou et qui dispose de plages magnifiques alors que franchement on était certain que les seules belles plages de Guyane était à Remire;
Pour preuve, quelques photos des lieux:


                Lorsqu'on arrive au bout de la route du quartier des roches, on découvre un sémaphore, posé là juste au bout de la langue de terre qui sépare l'océan du fleuve Kourou. L'histoire nous apprend que cette tour servait à communiquer avec les îles du salut et de cette activité en a découlé son nom "la tour Dreyfus".


Rien d'extraordinaire au demeurant sauf qu'il est rare de voir en Guyane des rochers de formes arrondis plongeant dans la mer. et en plus ce lieu est un endroit connu pour accueillir occasionnellement des lamantins, ces immenses herbivores marins, hélas nous n'en verrons pas durant notre visite.

En prenant sur la gauche et en longeant la mer nous découvrons une succession de petites plages de sable blanc bien entretenues avec carbets, cocotiers, ...

Un peu le paradis sur terre quoi, avec une belle invitation à longer la mer en profitant du calme des lieux car nous sommes lundi et personne ou presque à l'horizon.




   

 Mais voilà que le temps file et nous avons rendez vous à 13h au musée de l'espace pour notre visite guidée du centre spatial.





        Je ne serai pas trop vache, j'éviterai les longs commentaires dithyrambiques et techniques qui ne passionneraient que certains d'entre vous et je m'en tiendrai à vous montrer le plus impressionnant à savoir les TROIS sites de lancement, Ariane 5, Vega et Soyouz.
La zone de lancement d'Ariane 6 est en construction et devrait être opérationnelle vers 2020.

Avant les photos, quelques précisions. Ariane est le lanceur le plus puissant dont dispose le centre, c'est une opération européenne non habitée car si le projet franco-allemand était jusqu'en 1989 d'envoyer du monde dans l'espace, la chute du mur de Berlin et la nécessité faite à l'Allemagne de mobiliser ses capitaux pour intégrer la partie est de son territoire va faire péricliter cet idéal et amener à un peu plus de rationalité et de rentabilité économique;
En effet, le choix est fait de s'orienter vers une activité commerciale: l'envoi de satellite à desseins civil ou militaire en orbite.






C'est de là que partent les lanceurs qui font la fierté de la France depuis des années en raison d'une fiabilité impressionnante, il suffit si on en doute, d'observer les chinois pour lesquels le taux de réussite pour placer un satellite commerciale en orbite est de 46%.



          Quand on connait le coût de développement, de conception puis de construction d'un satellite, on a bien les boules que le prestataire de service "merde" dans la mise sur orbite.
A l'heure actuelle, la guerre des prix débute dans ce domaine mais la fiabilité reste cependant le maître mot.



Il est bon de savoir que les américains qui jusqu'alors n'avaient fait que du militaire se lancent via une société privée bénéficiant du savoir faire militaire US, sur le marché des lanceurs commerciaux.







  

 

   Mais à côté d'Ariane, il faut compter avec Soyouz. Particularité de ce lanceur, il est entièrement géré par les russes qui bénéficiant des structures françaises lancent pour leur compte des satellites commerciaux. Le lanceur est plus petit et peut transporter une charge moindre. Si la fiabilité est bonne, récemment un raté a faire perdre deux satellites. L'enquête qui a suivi a révélé une erreur de l'équipe russe et non du CSG. Il faut savoir que même si les équipes travaillent en coopération, elles ne se mélangent pas et les russes protègent leur savoir faire, ne serait ce qu'au travers de la langue, la preuve .......








  Le lanceur Soyouz contrairement aux deux autres lanceurs du site est assemblé à l'horizontale et redressé au dernier moment sur sa base de lancement.


Comme on le voit sur la photographie, le lanceur est jusqu'au dernier moment enfermé dans le hangar puis, la structure recule de 80 mètres et lors de la mise à feu, les réacteurs propulsent les gaz enflammés dans la tuilière et sur le site en béton.


Pour Ariane, les gaz sont canalisés dans des tuyaux et on envoie une quantité d'eau impressionnante pour ramener les particules au sol et les récupérer pour traitement.

Un objectif derrière cette coopération du CSG, peut être relancer le projet des vols habités, ...









                Tout est en russe, des fois, avec la traduction française mais pas toujours. Sur chaque container arrivant depuis la mère Russie, il est marqué EN GROS que toute manipulation doit être réalisée par du personnel russe . . . .

Et le petit dernier qui est le plus léger de la gamme des lanceurs, "Vega".



          Et pour diriger tout cela, il faut un centre névralgique, c'est la salle JUPITER, composée de deux parties, la première réservée au personnel chargé du contrôle et la seconde, séparée par une vitre qui permet aux clients, politiques, ... d'assister à toutes les opérations de lancement. C'est de là aussi que le lanceur est suivi jusqu'à la mise sur orbite du ou de ses satellites.




   Sur l'écran, les éléments du dernier vol Ariane, VA225 du 20 août 2015, le dernier lancement et ... normalement une nouvelle réussite d'Ariane qui transportera deux satellites

Voili, voilà, plus d'explications rendraient l'article fastidieux et trop technique alors je m’arrête là, si le sujet vous passionne, faites donc un saut sur le site du CSG, vous y apprendrez plein de choses très intéressantes:
Cliquez ici et vous saurez tout ;-)