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samedi 22 juillet 2017

Remontee du Maroni




            Bon ben voilà, encore une fois l'homme s'est barré de la maison pour faire le fou et nous a lâchement abandonné, la Princesse, le petit Holy et Moi. Bon en même temps ça a été la fiesta pendant une semaine, on a fait toutes les bêtises de la terre, on s'est éclaté et on a dormi à la clim dans la chambre pendant que lui il était dans son hamac à la belle étoile . . . .
En plus pour être sur d'être peinards pendant cette période on a foutu les petits dans l'avion direction la métropole ! qui est ce qui a dit que les vacances ne commençaient pas bien ;-) ?!?

     Bon comme j'ai mes sources (et de grandes oreilles), que j'ai eu accès à son appareil photo dès son retour et vu ma grande connaissance du département, je vais pouvoir vous faire un topo de cette semaine dont l'objectif unique était d'embarquer dans une pirogue traditionnelle en bois à Saint Laurent du Maroni et de remonter le fleuve jusqu'à Maripasoula soit plus de 300 Km de "rivière non navigable" (dixit les autorités fluviales de métropole).
En fait pour être honnête, je lui ai fait une grosse léchouille à son retour et je suis resté avec lui quand il a vidé son sac de voyage et là il a craqué devant mes grands yeux et il m'a raconté toute son épopée en détail, du coup je vous la livre comme il me l'a contée.
Les moments forts de cette aventure: le fait de passer d'un pays à l'autre en permanence puisque le Maroni sert de frontière entre la Guyane et le Suriname, être au contact des différentes ethnies vivant au bord du fleuve, approcher les points de ravitaillement des orpailleurs clandestins et côtoyer ces derniers ou bien encore découvrir les abattis Coticas . . .
Alors prêt à s'en mettre plein les yeux ?!? (les photos restent dans leur format d'origine, vous pouvez les agrandir en cliquant dessus)



 Avant de commencer, quelques précisions sur ce magnifique fleuve qu'est le Maroni. D'une longueur de 611,7 km, le fleuve et ses îlots étant surinamais, la rive droite fait office de frontière entre la Guyane et le Suriname jusqu'à son embouchure commune avec le fleuve Mana.
Le Maroni est une voie de communication essentielle vers les communes intérieures de la Guyane. La pirogue reste donc le principal moyen de transport de la région. Tout au long de son cours se succèdent villages Bushinengué (Boni, Djukas, Paramaccans, Saramacas) et Amérindiens (Lokonos, Kali'nas, Wayanas).
Plusieurs îles et de nombreux rapides appelés « sauts » (appelés aussi "soula") en Guyane jalonnent son cours. On dénombre environ quatre-vingt-dix (90) sauts.
Infos Wikipedia.
 


Bon avant de commencer, ce qu'il est important de savoir c'est qui sont les participants et qui s'occupe de la pirogue.
Pour les premiers, voilà donc l'Homme, son pote Gilbert et la copine de ce dernier Céline (normalement vous devriez pouvoir retrouver chacun, si ce n'est pas le cas, allez faire un tour au Polygone Riviera vous serez surement plus à l'aise qu'à regarder des photos de la nature en Guyane)














Ne parlez pas à l'Homme de sa casquette, c'est la deuxième qu'il perd ... (en même temps, vu la tête que ça lui fait, c'est peut être pas un mal !!!)




A votre gauche une belle pirogue traditionnelle toute décorée tandis que sur la droite vous avez le pilote de la pirogue  et son assistant .
(Pour info notre pirogue était plus grande, transport de matériel et de futs d'essence, oblige)




     J'ai pas trouvé de photos du "bossman" mais d'après ce qu'a dit l'homme, le pilote était tellement bon qu'il a passé son temps à dormir sur la pirogue pendant une semaine . . .






" On est lundi matin,nous sommes rassemblés devant l'office de tourisme de Saint Laurent avec nos sacs, voilà que la pirogue arrive, c'est parti pour une aventure de 6 jours. Pour nous rassurer on embarque au niveau d'un vieux bateau à moitié immergé qui a surement connu des jours meilleurs et que le temps a transformé en île et qui a développé sa propre végétation.


 Rapidement, ce fleuve-roi se révèle bien impétueux et les sauts s'enchaînent. manœuvrer une pirogue de type "fileuse" de plus de 12 mètres bien chargée  n'est pas une mince affaire, mais notre pilote, né sur le fleuve est totalement dans son élément, semble lire sa route comme si celle-ci lui était indiquée par d'invisibles signes . . . 



           les heures se suivent et ne se ressemblent pas, les 80 CV de notre monture nous propulsent à bonne vitesse et les paysage que nous découvrons (bien qu'habitués aux ballades et virées sur le fleuve) sont magnifiques.

La rive surinamaise se révèle très active, de nombreuses maisons ou villages s'échelonnent tout au long de la rive. La population s'est véritablement ancrée sur les berges exerçant un petit commerce ou bien vivant des ressources du fleuve. Ce n'est pas le cas côté français, passé Apatou, c'est le grand "désert vert"; Les populations françaises de l'intérieur (du moins  une certaine partie) ne conçoivent pas le fleuve comme les surinamais, pour eux l'accès doit pouvoir se faire en voiture, donc pas de pistes, pas de population. On a clairement chez nous un abandon du fleuve comme axe de circulation.

Il faut en plus noter que la rive surinamaise accueille tous les orpailleurs clandestins qui viennent s'approvisionner et se reposer dans des villages de bois dignes de la grande époque du far west . . .




     Et de l'approvisionnement, il en faut car partout sont installés des groupes électrogène qui apportent "la civilisation" au bout du monde. Et donc régulièrement nous voyons des pirogues de plus de 20 mètres chargées de futs d’essence nous dépasser, poussées par d'impressionnant moteurs de 200 CV.








 Parmi les arrêts réalisés nous prendrons le temps de faire une pause dans le village de Sooke dont la caractéristique est la fabrication de pirogues traditionnelles de toutes dimensions.
Des explications intéressantes, recueillies auprès des différents groupes qui travaillent sur des pièces plus ou moins grandes nous apprennent qu'il faut compter 15 jours pour la fabrication d'une pirogue traditionnelle de 8 mètres. que la préparation du tronc se fait en forêt et qu'ensuite ce dernier est amené évidé sur site pour que débute sa préparation .
Chose importante, il va falloir élargir le tronc, l'ouvrir, ce qui explique les barres de bois que l'on peut voir sur la photo. Ensuite viendra la pose des montants et des traverses qui renforceront la structure.



Bien que magnifiques (il faut dire que j'ai joué un peu sur les réglages de l'appareil pour fausser les couleurs) ces pirogues nécessitent beaucoup d'entretien contrairement aux coques alu que l'on trouvent partout en Guyane. Toutefois, le prix reste largement abordable puisqu'il faut compter 2 000 euros pour une pirogue de 8 mètres (non décorée).

Notre périple continue donc et nous nous arrêterons au gré de nos envies, pour manger, se baigner, visiter des villages, rencontrer des gens mais aussi des animaux.
Et là j'en profite pour vous mettre de très belles et très audacieuses photographies de la faune locale, certains spécimens étant plus morts que vifs, repas du soir oblige . . . .


















Des fois certains animaux me font penser à des gens que je connais . . .















 


        Là clairement, c'est mon animal préféré, je n'avais jamais eu un tamanoir dans les bras, c'est fantastique !! C'est super doux ;-)
(Pour les défenseurs des animaux, ce dernier a été retrouvé seul sans sa maman et n'est pas encore sevré, il a été recueilli par un habitant du fleuve qui l'élève avec beaucoup d'amour)



























          Un magnifique ara d’Amérique du sud, on notera qu'il est semi apprivoisé car non attaché.




Pour les puristes en matière de photo, l'Homme a dissocié les couleurs en gardant sur la première image uniquement celle de la flore, et en basculant le perroquet en nuances de gris.


(il teste son nouvel appareil photo !!)
















 




   Ça c'est le repas du jeudi soir, un coup de fusil bien placé (ce sont les piroguiers qui se le mangeront, nous on mangera du cochon bois et de l'aïmara)




 
       




 Nous poursuivons notre remontée du fleuve et au détour d'un bras nous découvrons ce que nous espérions ne pas voir, une barge d'orpaillage clandestin en activité.
Et oui, l'or est omniprésent en Guyane et attise les convoitises. Plus on remonte vers l'intérieur des terres plus le contrôle du fleuve devient difficile aussi bien à cause de la distance que des difficultés d'accès avec pour conséquence bien sur, une exploitation incontrôlée de ce métal précieux.


                   








   Nous continuons notre progression sur un fleuve aux comportements divers et variés. Parfois tumultueux, il devient quelques kilomètres plus loin très calme voire piégeux car susceptible de faire relâcher l'attention du pilote. Mais il faut rester prudent car les dangers sont au dessous de la surface et seuls les mouvements de l'eau et la connaissance parfaite du fleuve permettent de les éviter.



En parlant de fleuve tumultueux et de passage de saut, je vous invite à suivre ce lien et à regarder cette vidéo de moins de 2 mn, réalisée au cours du voyage et montrant un passage de saut. Étonnant, même si je trouve que cela ne rend pas autant que lorsque l'on est à bord de la pirogue ...

Arrivé à ce stade de notre périple, vient la découverte d'un des plus bels endroits que j'ai été amené à visiter depuis que je suis en Guyane, les abattis Cottica classés Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique depuis 2011). Avant d'en parler et surtout de vous montrer de magnifiques images de ces paysages féériques, voici une petite présentation de ce site par  le magazine "une saison en Guyane".

Il s'agit d'un lieu d'intérêt paysager, écologique et culturel. En période d’étiage, les sauts des grands fleuves guyanais deviennent des ponts de roches qui relient les rives entre elles. La faune en profite pour circuler librement, ce qui permet, entre autres, à la biodiversité de se maintenir dans de bonnes conditions. Ces ponts sont pour les naturalistes des corridors écologiques.
Le long du Maroni, sur sa portion appelée Lawa, se situent les Abattis Cottica, site emblématique du pays Aluku, où la montagne du même nom domine le fleuve sur une de ses parties les plus majestueuses. Il est ici fragmenté en une infinité de bras et d’ilots forestiers, entrecoupés de sauts spectaculaires.
Sur la rive droite, la montagne Cottica, ou Lebi Dotsi en Aluku, culmine à un peu plus de 730 mètres, soit un des plus hauts reliefs de la Guyane. Cette proximité du fleuve au pied de la montagne constitue une combinaison de paysages exceptionnels. Riches d’une diversité d’habitats naturels abritent une faune et une flore très diversifiée. 
Pendant des kilomètres, avec une variété éblouissante les perspectives se renouvellent à chaque instant en une symphonie infinie de verdure qu’éclairent des grappes de lianes aux fleurs multicolores. Sur les pentes du Mont Cottica, s’enflamment d’énormes bouquets jaunes, floraisons des ébènes soufrées.

Je vous laisse apprécier la beauté du paysage et imaginer ce que cela peut faire de se laver dans le fleuve face à un tel paysage. J'avoue, j'ai été envouté . . . . 






       


      Des fois un petit peu de flore avec des couleurs somptueuses vous surprend alors que vous avez les pieds dans l'eau et l'âme vagabonde, . . . .








Les jours s'enchaînent et le temps file, nous retrouvons déjà les traces de la civilisation puis "les grandes villes " de l'intérieur, Papaïchton et Maripasoula.



  Dernière escale sauvage à midi pour profiter de l'eau et de la tranquillité, très bientôt nous rejoindrons Maripasoula notre destination finale.

Chose particulière il n'y a pas de route qui mène à ses territoires, pourtant des 4X4 et pick up sont régulièrement amenés en pirogue ce qui donne un spectacle quelque peu étonnant. Ainsi son propriétaire pourra faire le tour du village. Quelques jours avant notre passage, "Guyane première" avait fait sa première page avec le transport jusqu'à Maripasoula d'un camion de pompier flambant neuf !!
 Oui, je sais ce que vous pensez . . . c'est pire que "Nice Matin" !!!





  Pas Faux   . . . . .

 Et voilà, un peu de confort une fois arrivé au terme de notre voyage, pour la première fois depuis le départ nous dormons dans un lit et non sur un hamac, c'est cool . . . .

 


La journée et demi de repos que nous passerons à Maripasoula nous permettra de visiter le bourg mais aussi de nous rendre sur la rive surinamaise et faire le tour de Albina II, le pendant de la ville d'Albina qui se trouve en face de Saint Laurent du Maroni.








Par contre là, pas de civilisation qui tienne, on paie en euros et si on on en a pas on fait comme les garimperos, on paie en or brut ..... ça calme
 

Il est déjà temps de reprendre l'avion pour retrouver "la civilisation". ici pas de Boeing, juste un petit coucou de 17 places et une piste juste assez longue pour décoller. Pas question de se rater sinon on se mange un morceau de forêt équatoriale version pas cool du tout.































Je n'ai pas pu résister au plaisir de vous mettre deux photos de la Guyane vue du ciel. sur la première toute la beauté de cette nature sauvage juste traversée par une piste en terre battue et malheureusement sur la seconde le drame d'une nature défigurée par l’appât du gain et la recherche de l'or (là nous sommes bien au dessus du territoire français et non surinamais !!

Je n'ai pas envie d'épiloguer plus sur ce fléau qui frappe la Guyane et contre lequel nos responsables locaux ou nationaux ne font rien pour la simple et mauvaise raison qu'ils s'en foutent plein les poches .Au cas où ces gens là l'auraient oublié, l'or comme les billets de banque ne se mange pas . . . .




     Et comme il faut toujours finir une aventure sur une note d'optimisme, voilà une dernière photo des abattis Cotica, juste au petit matin, quand la brume s'écarte, qu'un timide soleil apparait et que chacun vaque à ses occupations.

Un moment merveilleux que cette remontée du Maroni, un incontournable à réaliser que l'on soit sur place ou bien que l'on vienne voir des amis installés sur place (au fait ne traînez pas, le temps file et nous n'allons pas tarder à nous en aller) .

lundi 8 mai 2017

Le vol Ariane 5 ECA VA236

Ahhh ... il était temps qu'il décolle ce lanceur Ariane, voilà plus de 6 semaines que le Centre Spatial Guyanais attendait pour pouvoir envoyer dans l'espace deux satellites qu'avait construit "Thales Alenia Space".

     Le 1°, KOREASAT-7 est un satellite de communication destiné au groupe coréen KT SAT Corporation et qui a pour objectif de fournir des services d'accès à Internet, de télédiffusion et de communication pour la Corée du sud, la Malaisie, les Philippines ou encore l'Inde ou l'Indochine.
Poids du satellite 3680 Kg et durée de vie 21 ans  .

     Le 2°, SGDC est un satellite géostationnaire de défense et de communications, destiné à la société brésilienne Visiona et dont l'objectif est de répondre au double objectif  de mettre en place des communications satellitaires sécurisées pour les Forces Armées du Brésil et dans le même temps de réduire la fracture numérique sur le territoire.
Poids 5735 Kg et durée de vie 18 ans.

Bon je sais que vous ne lisez pas les articles et que vous ne faites que regarder les images, toutefois, c'est toujours intéressant d'apprendre quelques petits trucs au passage histoire d'avoir l'air moins con quand on ouvre sa grande gueule en répétant les âneries que débite les médias.
Bon sinon on s'en fout en fait, on regarde les images et puis voilà, en plus comme la princesse n'est pas là et que je fais ce que je veux à la maison je fais l'article comme j'ai envie et c'est la fête tous les jours....
Elle est pas belle la vie de Bruno du Jura ?!?!

Et si on commençait par le début lorsqu'une boule de feu semble sortir du sol . . . . 

 Puis s'élève au dessus des bâtiments dans un grondement terrible faisant tout vibrer . . . .

 Pour rejoindre un ciel tumultueux, remplis de nuages mais qui laisse espérer . . . 

 une ouverture visuelle sur un bleu profond.

 Il est plus de 19h00, le lanceur après s'être élevé à la verticale prend sa trajectoire ...


 et fait un salut à la lune avant de continuer sa route.

 Pour moi, c'est grandiose, quelque chose de magique 

 La séparation vient d'avoir lieu, les deux boosters retombent dans l'océan . . . 

 Tandis qu'Ariane poursuit sa route en direction de l'espace.

 Le vent disperse déjà les nuages de vapeur d'eau.


 Bon ben voilà, j'espère que ces quelques photos vous ont fait plaisir, ça faisait un moment que je n'avais pas mis mes pattes sur le clavier mais en ce moment je suis un peu débordée.

lundi 31 octobre 2016

Bernard est venu nous voir . . . .


     Que le temps file vite en Guyane . . .

                     Voilà déjà 3 mois que la famille est rentrée du Brésil et voilà un bon moment que je n'ai plus rédigé d'article pour le blog. Entre temps, nous avons eu la visite de Bernard, si si, notre BERNARD national  ;-)

Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaitre Bernard, et s'il fallait le résumer en quelques mots, c'est le super pote de l'Homme (et de toute la famille aussi). Toujours partant, il a 20 ans de plus que lui et sa question essentielle lorsqu'ils sont ensemble est :

            "  Tu crois que j'aurai du naître 20 ans plus tard ou bien toi 20 ans plus tôt ?!?  "

Je vous rassure la question reste en suspens et c'est très bien comme cela car elle revient sur le tapis à chaque fin de repas devant un verre de rouge ou de blanc . . .



Philosophiquement c'est assez intéressant de les observer, surtout qu'il faut écouter leur discours sous l'éclairage de la diminution du liquide contenu dans la bouteille qu'ils ont préalablement choisi de boire ;-)



Trêve de blabla, Bernard, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est lui. Pour les autres, vous pouvez constater qu'il a très bonne mine ...










     Depuis que la famille bourlingue partout en Guyane, comme nous, vous commencez à bien connaître le département. Certaines choses, nous les avons faites plusieurs fois mais d'autres sont des nouveautés, alors chaque fois que les copains viennent nous rendre visite, on en profite. On fait les incontournables mais en même temps, on a des découvertes. C'est sur celles ci que nous nous attarderons dans cet article en mettant bien sur à chaque fois Bernard à l'honneur.

Vous avez vu la phrase en "italique", c'est un message subliminal; la tribu commence à avoir la bougeotte et les astres s'alignent tout doucement, à suivre . . . .

Je pense que le récit que je vais vous faire ne suivra pas l'ordre chronologique mais bon, il ne faut pas m'en vouloir, je n'ai pas pu toujours être là sur toutes les virées, il a fallu que je pique des photos, que j'écoute les récits, un vrai boulot de reporter . . .
Et à côté de ça j'ai aussi une vie bien à moi, il faut que je m'occupe des petits orphelins à quatre pattes qui courent partout dans le jardin . . . . 


    
      Tout d'abord un grand classique dont j'ai été royalement exclue, les deux compères sont allés voir un lancement d'Ariane en salle Jupiter II, VIP bien sur, Bernard était comme un fou, il a dit que c'était vraiment un truc à faire une fois dans sa vie.

  
         Ne vous privez pas de ce spectacle que personne ne peut se lasser de voir et de revoir, en cliquant sur les différentes images pour les agrandir. 

Et en vrai, ça donne vraiment des frissons ...
 
    Nous sommes les leaders en matière de lanceur dans le monde et il faut savoir que cette activité ne coûte rien à l’État, elle dégage même quelques bénéfices; mais surtout, tout est investi dans la recherche.





Il y a un truc qu'on a découvert il n'y a pas très longtemps et ce grâce à la ¨Princesse (elle connait plein de monde bien placé ;-)  c'est la découverte de la Guyane en ULM et vu du dessus je peux vous dire que c'est vraiment grandiose, alors on allait pas priver le Bernard d'une aussi belle ballade.










Voici les deux protagonistes de l'affaire, à gauche, maillot rose casaque grise, le Bernard et à droite son destrier volant tenue bicolore grise et jaune, c'est l'annonce d'un grand moment.



Au fait j'étais là moi, oh bien sur pas dans la machine volante mais sur le ponton, et oui, les chiens sont admis et d'ailleurs c'est un de mes potes qui surveille . . .




 C'est bon, tout le monde a embarqué, Bernard est aux anges et puis il peut avoir confiance, son pilote on le connait bien c'est un pilote d'hélicoptère de l'armée qui a déjà tellement d'heure à son actif qu'on peut voir s'éloigner le sol en toute tranquillité.








        C'est déjà le retour, après quand même presque une heure de vol. C'est un Bernard totalement ébahi que je retrouverai sur la terre ferme. Les deux se sont entendus comme des larrons en foire.







 La Guyane c'est de la technologie mais c'est aussi l'aventure et le Bernard, l'aventure, il aime ça ... alors l'Homme lui en a servi grandeur nature en 3 épisodes:
Tout d'abord une virée en kayak pour découvrir les méandres du tour de l'île, puis le sentier du Molokoï et enfin une remontée de la Comté en barque alu histoire de découvrir de beaux paysages.

Tout d'abord une belle aventure en kayak,
Ça a ramé mais un bon sandwich les pieds dans l'eau au dessus du fleuve et assis sur un tronc couché, ça n'a pas de prix en matière de dépaysement ...

















 Il est pas beau l'ancien ?!?!
Le plus dur, on va pas vous le cacher, ce n'a pas été de l'amener à droite à gauche, ça a été de le remettre dans l'avion le jour J, je crois qu'il serait bien resté . . . .





 Quoi de plus beau que de se perdre dans les méandres des criques, de se laisser porter par un léger courant et découvrir de nouveaux paysages, chaque marée apportant son lot de renouvellement et réinventant de nouveaux plaisirs.






         Mais il faut toujours savoir innover et découvrir nous aussi de nouvelles choses ça permet de pas être blasé par rapport à l'endroit où l'on vit, alors l'Homme en a profité pour lancer un petit challenge et il a embarqué Bernard et Gilbert (oui oui, le "Ber", celui de Nice . . .) dans cette escapade au beau milieu de nul part, à savoir "le sentier du Molokoï".





    Pour ceux qui sont sur la Guyane et qui seraient intéressés par la ballade, voilà la carte. Pour votre gouverne, on est plus prêt des 21 que des 18 Km dont on parle habituellement et il faut savoir qu'il est bien plus difficile de le faire dans le sens où nous l'avons fait, à savoir "auberge des orpailleurs" ==> Cacao que l'inverse; en plus les carbets sont à plus de 13 Km du départ dans ce sens là.






      Là vous voyez les deux compères, ils sont frais et dispo mais je peux vous dire que dans quelques kilomètres ça sera plus la même !!

Il va faire chaud, très chaud malgré l'ombre et puis ça monte sans arrêt alors si vous avez envie de vous faire une petite ballade tranquille, passez votre chemin, surtout que les sacs sont bien remplis, il faut assurer le couchage et la subsistance . . .


 



Là clairement, on prend sur nous pour être présentable pour la photo parce que franchement ça grimpe bien lourd pendant des heures et le sac lui ne s'allège pas.

D'ailleurs dès l'arrivée aux carbets, certains se sont empressé de se glisser dans leur hamac pour un moment de repos bien mérité.


         
             Au final un trip sur deux jours avant une bonne soirée entre potes et une soupe chinoise le lendemain à l'arrivée à Cacao où femmes et enfants nous attendaient. Un bon moment plein de rires avec une belle rencontre, celle de trois jeunes venus de France et avides de découvrir la Guyane profonde.
Bravo les gars, ça fait plaisir de voir des jeunes qui s’intéressent à autre chose qu'à un écran de TV, de téléphone ou d'ordinateur.


     Ça en a rendu notre Bernard national tout philosophe, assis au beau milieu de la crique avec les pattes dans l'eau pour les faire refroidir ;-)




Le dernier volet de l'aventure s'est déroulé de façon moins sportive mais des fois pour aller un peu plus loin et voir plus de choses, il faut savoir faire des sacrifices surtout quand le temps nous est compté.
Voilà donc quelques photos de notre trip en barque alu sur la Comté.

 Euh . . .

Comment dire,  en fin de compte pour les photos on mettra que celle là, parce que quand on est en barque à moteur, on peut prendre une glacière et que dans la glacière on met plein de trucs, et souvent c'est du liquide dont les photos, c'est pas trop possible ....

Pour une petite idée de la chose, regardez bien la première photo de Bernard avec son tee shirt jaune, il était bien là . . .


     Mais la Guyane si c'est l'aventure (j'ai toujours tendance à dire et ce n'est pas un vain mot, qu'elle est au coin de la rue), c'est aussi une culture et une histoire et quelquefois une partie de l'histoire dont on n'est pas spécialement fier.
Inutile de la nier, elle existe, alors autant la connaitre sans pour autant se flageller (même si c'est à la mode dans ce pays depuis quelques années) car en vivant sur place on s'aperçoit que peu de gens la connaisse même s'ils la revendiquent à grands cris, ce qui est assez amusant (ou pas d'ailleurs)

Bien évidemment, un incontournable, les îles du salut. on ne fera que l'île royale et on laissera de côté l'île saint Joseph, Bernard ayant dit qu'il reviendrait la faire plus tard !!
Plus que les lieux que vous connaissez déjà bien au travers de différents articles, je préfère vous montrer le "boss" en action.

 
Tout d'abord on prend le bateau pour aller sur les îles et on en profite pour montrer qu'on est encore jeune et beau 
 En même temps, c'est pas faux !



Il faut faire gaffe parce que les îles du salut c'est facile d'y aller mais ça peut être difficile d'en sortir, certains y sont restés quelques décennies.

Le Bernard lui est resté devant les cellules, pas de mauvaises blagues quand même . . . .










Bien sur, il a fait un peu son malin comme d'habitude mais quand il a vu les distances sur le panneau, il s'est dit que même à la rame il en aurait pour un moment pour se barrer.



Alors même s'il s'était fait de nouveaux copains, il a préféré reprendre le bateau comme tout le monde pour rentrer la maison et se boire un bon rosé bien frais.









 Les deux copains de Nanard et encore, il faut que vous découvriez sa préférée . . .



Comme quoi même à la maison, on n'est jamais tranquille, en plus c'est à croire que Bernard les attirent parce qu'on n'a pas arrêté d'en voir durant son séjour, en plus à la maison c'est jamais trop top même si dans l'absolu elles ne cherchent pas la bagarre (dans l'absolu bien sur !!)


Pour finir ce reportage très people avec Bernard au 1° plan, quelques images de notre virée au bagne des annamites. Peu connu et peu fréquenté, ce sentier nous permet de retrouver un pan de l'histoire de la Guyane mais aussi de la France. Pour les érudits, ce dernier était connu sous le nom de camp crique anguille.



        Créé en juin 1930 quand les premières révoltes éclatent en Indochine, ce camp ne dépend pas de l’administration pénitentiaire, mais directement du gouverneur de la Guyane.
 
Les révoltés passent devant des conseils de guerre qui les condamnent aux travaux forcés. On parquera tous ces activistes politiques ensemble, près de Cayenne plus précisément à Montsinery-Tonnegrande.






Leur surveillance sera assuré par des régiments de tirailleurs sénégalais quand des conditions aussi difficiles que celles des condamnés.
Originellement, le camp comprenait sept bâtiments en bois, la maison du chef de camp, des cachots et un réfectoire, tous construits par les premiers bagnards.
 
Le but de ce camp (comme des deux autres créés en même temps) était de développer la région de l’Inini, alors entièrement recouverte de forêts. Les premières pistes sont tracées à partir de 1934.

À partir de 1939, les détenus sont progressivement libérés à la fin de leur peine. Lors du déclenchement de la guerre en 1940, les tirailleurs sénégalais qui officient comme gardiens furent remplacés par des militaires guyanais.

Le camp est définitivement fermé en 1945. Les Indochinois qui y sont encore sont graciés et s’installent dans la ville de Cayenne.





 "Allez, ne vous fiez pas aux apparences, je me suis éclaté pendant 3 semaines, j'en ai vu de toutes les couleurs et je me suis régalé, alors un conseil ne trainez pas trop si vous avez envie de visiter cette belle région parce que les bagages se font vite . . ."  conseil de Bernard.